En octobre et en novembre, le même tas se forme au fond de tous les jardins que nous entretenons. Les feuilles, la dernière tonte, les tailles de haie, les branches ramassées après un coup de vent.

Le vieux réflexe est d’y mettre le feu un dimanche matin. Il n’est plus possible, et surtout il n’est plus nécessaire. Ce tas est une ressource pour le jardin, à condition de le trier.

Voici les trois destinations qui fonctionnent, celle qu’il faut écarter, et comment nous procédons sur nos chantiers d’entretien.

Le brûlage, ce que dit la règle

Autant l’écrire clairement, parce que c’est encore la première question qu’on nous pose.

Brûler ses déchets verts chez soi est interdit, qu’ils soient secs ou humides, à l’air libre comme dans un incinérateur de jardin. L’amende peut atteindre 750 €, et elle vise aussi celui qui vend ou met à disposition un incinérateur destiné à cet usage.

La règle s’appuie sur le code de l’environnement et sur le règlement sanitaire départemental. La raison tient en une phrase. Un feu de végétaux humides brûle mal, à basse température, et dégage des particules fines en quantité bien plus importante qu’on ne l’imagine, dans un jardin où vivent des voisins.

Les deux dérogations qui existent vraiment

Elles sont réelles, mais étroites.

Votre commune peut en accorder une si elle n’a ni déchetterie ni collecte sélective des déchets verts. C’est à la mairie que la question se pose, et c’est rarement le cas dans les Yvelines.

Le préfet peut en accorder une, à titre individuel, pour éradiquer une maladie de végétaux ou éliminer des espèces envahissantes. En Île-de-France, la demande se fait auprès de la préfecture de région. C’est la voie à connaître quand on a affaire à de la renouée du Japon ou à un foyer de maladie déclarée.

Solution 1 — le paillage, le plus simple et le plus utile

C’est la destination que nous privilégions, et de loin, parce qu’elle ne demande ni transport ni installation.

Les feuilles mortes et la tonte séchée, étalées en couche de cinq à sept centimètres au pied des massifs, des haies et des arbustes, font trois choses à la fois. Elles gardent l’humidité du sol, elles freinent les herbes indésirables, et elles nourrissent la terre en se décomposant. C’est le même principe que celui que nous appliquons sur les massifs que nous créons et aménageons.

Un détail qui change tout. Les feuilles entières forment un tapis qui se colle et bloque l’air. Passées à la tondeuse avant d’être étalées, elles se décomposent deux fois plus vite et ne s’envolent plus.

Les feuilles de platane et de marronnier, épaisses et lentes, gagnent à être broyées plus finement ou mélangées à de la tonte.

Solution 2 — le compost, pour tout ce qui ne se paille pas

Le compost accepte ce que le paillage ne prend pas. Les épluchures du potager, les fleurs fanées, les herbes arrachées avant montée en graines, la tonte fraîche en petite quantité.

Deux règles suffisent pour qu’il fonctionne. Alterner les matières vertes et humides, comme la tonte, avec les matières brunes et sèches, comme les feuilles mortes et les petits branchages. Et retourner le tas de temps en temps pour y faire entrer l’air.

Ce qui n’y va pas, en revanche. Les végétaux malades, les plantes montées en graines, et les branches qui mettraient des années à se réduire. Ceux-là prennent la troisième route.

Solution 3 — la déchèterie, ou l’évacuation par nos soins

Il reste toujours une part que le jardin ne peut pas absorber. Les grosses branches, les souches, les volumes d’une taille de haie ou d’un élagage, les végétaux malades.

La déchèterie communale les accepte, dans la limite des volumes autorisés pour un particulier, qui varient d’une commune à l’autre. À Mantes-la-Jolie comme ailleurs dans le département, mieux vaut vérifier avant de charger la remorque.

Au-delà, le transport devient le vrai sujet. Un élagage d’un seul arbre remplit une remorque, et les allers-retours coûtent plus de temps que le chantier lui-même. C’est la raison pour laquelle nous évacuons systématiquement ce que nous produisons sur un chantier. Le jardin est rendu propre le soir même, et nous nous occupons du reste.

Quel déchet, quelle destination

  • Feuilles mortes — paillage, après un passage à la tondeuse.
  • Tonte fraîche — compost en fine couche, ou paillage une fois séchée.
  • Tailles tendres de haie et d’arbustes — broyage puis paillage.
  • Branches de plus de trois centimètres — déchèterie ou évacuation.
  • Végétaux malades — jamais au compost, jamais au paillage. Évacuation.
  • Plantes envahissantes — évacuation, et c’est le seul cas où la question du brûlage dérogatoire se pose.
  • Souches et grosses sections — dessouchage et évacuation, c’est un chantier à part entière.
Tableau des trois destinations des déchets verts du jardin. Paillage pour les feuilles mortes broyées, la tonte séchée et les tailles tendres. Compost pour les épluchures, fleurs fanées et herbes arrachées. Évacuation pour les branches, souches, végétaux malades et plantes envahissantes.

Le cas des végétaux malades et des espèces envahissantes

C’est le point sur lequel une erreur se paie l’année suivante.

Un feuillage atteint d’oïdium, de tavelure ou de chancre qui part au compost réensemence le jardin au printemps. Le compost d’un particulier ne monte pas assez haut en température pour détruire les spores.

Même logique pour la renouée du Japon ou l’ailante. Un fragment de rhizome oublié dans un tas repart. Ces végétaux se sortent du jardin, et ils se signalent à qui vient travailler après nous.

Quand nous repérons un foyer pendant un entretien, nous le disons, et nous adaptons la façon de traiter la zone plutôt que de déplacer le problème d’un bout du terrain à l’autre. Sur un terrain qui en est largement colonisé, la question se traite au moment de la conception, et c’est le travail de notre bureau d’étude.

Ce que nous faisons sur un chantier

  • Le tri se fait sur place, pendant le chantier, pas après. Ce qui peut rester au jardin y reste, sous forme de paillage, et c’est autant de transport en moins.
  • Le broyage transforme les tailles en matière utilisable immédiatement.
  • L’évacuation emporte ce qui ne peut pas rester, végétaux malades compris.
  • Le jardin est rendu net le jour même, c’est la règle.

En résumé

Le tas d’automne n’est pas un problème à faire disparaître, c’est la matière dont le jardin a besoin pour passer l’hiver. Le paillage en absorbe la plus grande partie, le compost en prend une autre, et le reste s’évacue.

Si le volume vous dépasse, ou si vous préférez que la question soit réglée en une fois, nous intervenons dans tout le département et nous emportons tout. Parlons de votre jardin.

Un projet de travaux ?

Chaque chantier est un cas particulier. L’état du bâti, ce qui existe déjà et les contraintes d’urbanisme changent la réponse. Passi’ Jardin intervient dans les Yvelines et l’ouest de l’Île-de-France et étudie votre situation sans engagement.

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Questions fréquentes

A-t-on le droit de brûler ses feuilles mortes dans son jardin ?

Non. Le brûlage des déchets verts est interdit chez soi, qu’ils soient secs ou humides, à l’air libre comme dans un incinérateur de jardin. L’amende peut atteindre 750 €, et elle vise aussi celui qui vend ou met à disposition un incinérateur destiné à cet usage. Deux dérogations existent, l’une accordée par la commune quand elle n’a ni déchetterie ni collecte sélective, l’autre par le préfet pour éradiquer une maladie de végétaux ou des espèces envahissantes.

Que faire des feuilles mortes à la place ?

Les étaler en paillage, en couche de cinq à sept centimètres au pied des massifs, des haies et des arbustes. Elles gardent l’humidité du sol, freinent les herbes indésirables et nourrissent la terre en se décomposant. Un passage à la tondeuse avant de les étaler change tout, car les feuilles entières forment un tapis qui se colle et bloque l’air, alors que broyées elles se décomposent deux fois plus vite et ne s’envolent plus.

Peut-on mettre des végétaux malades au compost ?

Non. Le compost d’un particulier ne monte pas assez haut en température pour détruire les spores, et un feuillage atteint d’oïdium, de tavelure ou de chancre réensemence le jardin au printemps suivant. Les végétaux malades s’évacuent, comme les plantes envahissantes dont un simple fragment de rhizome suffit à repartir.

Que faire des grosses branches et des souches ?

Elles vont en déchetterie, dans la limite des volumes autorisés pour un particulier, qui varient d’une commune à l’autre. Au-delà, c’est le transport qui devient le sujet : un élagage d’un seul arbre remplit une remorque. Nous évacuons systématiquement ce que nous produisons sur un chantier, et le jardin est rendu propre le soir même.

Quelle différence entre paillage et compost ?

Le paillage reste en surface, au pied des plantations, et protège le sol tout en le nourrissant lentement. Il convient aux feuilles mortes, à la tonte séchée et aux tailles tendres broyées. Le compost est un tas qui se décompose à part, et il accepte ce que le paillage ne prend pas, les épluchures, les fleurs fanées et les herbes arrachées avant montée en graines. Un bon compost alterne les matières vertes et humides avec les matières brunes et sèches.